Sauf lui.
C'est moi seule qui emboite le pas vers l'acharnement du bonheur absolu. Rire, danser, pleurer prétextant le bonheur d'être deux... regardez-moi, esseulée. N'ai-je pas l'air éclat de rires, danses expressives &pleurs de réjouissance? « Si. Si, tu as l'air d'aller. » La solitude ne m'a jamais effrayée, j'en raffole. Ce dont j'ai eu peur, c'est d'être envoutée par un de ces êtres monstrueux qui ne connaissent pas faire l'amour. Ici, chacun continuera son chemin sans moi, insensible à mon indifférence. Insensibles.
Je n'oserai même plus leur sourire, mes lèvres sont asséchées &mon buste est envenimé d'une nébuleuse irrésolution. Un seul contact avec la frontière de mes doigts serait mutilation. Un regard de moi sur eux leur rappellera que j'oublie, j'oublie leur nuits, leurs émanations anesthésiantes. Tous leurs atouts respirent le mauvais sort, à présent.
Leurs yeux, j'ai toujours su, n'ont rien de lumineux, ces pupilles-là ne sont pas sûres. Leur chair est pourrie, comme l'intérieur de leur c½ur. Moisis de là, à là. Partout. Finalement, leurs ectoplasmes se créent de bras de gardes pénitenciers, de rires spoliés par leurs fades baisers. Une joie censurée.
A jamais plus un n'aura mon espoir. J'abandonne ici ces histoires - de c½urs - qui étouffent les poumons, voilent les yeux &scient les jambes.
Les grands bras de nos jours heureux semblent un grand gouffre, la malchance dépourvue de suite quelconque. Pas sur une seule épaule de leur genre je ne peux ressentir le désir de reposer mes hantises. Ressentir, je ne veux pas; aucunement, c'est l'anesthésie générale.
Se livrer à cela, c'est adopter la folie. Oh non, le temps des promesses espérées tracées par des embrassades est fondamentalement rompu.
A l'exception d'un. Il ignore, mais il sait, sûrement ... L'espoir engendre la chute trop haut. L'altitude est exactement la même que celle à la quelle j'ai cru pouvoir me placer, de là haut je pensais y voir mieux. Puis non. Alors, à cause de mots mal postés, mal écrits, mal pensés, je sais présentement ce que à quoi j'aspirais sans l'accepter.